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December 2001, Clyzenn: Underground Kultur.
Clyzenn: Sur "Future Songs", les arrangements électroniques donnent une impression de légèreté auditive. Alors que vos précédents disques étaient plutôt "noisy", qu'est-ce qui vous a poussés à écrire un album aussi atmosphérique ?
Ali: Euh... Et bien... (rires)
Jim: Je pense que cet album avait un son bien différent des autres dès le départ. Nous avons expérimenté beaucoup de sons, mais il est difficile d'expliquer pourquoi ces chansons étaient aussi paisibles lorsque l'on a commencé à les écrire. C'était sans doute des sons qui nous rendaient heureux...
Ali: Ces chansons se sont développées d'elles-mêmes. Je ne sais pas pourquoi nous sommes allés dans cette direction mais nous n'avions vraiment pas envie de nous en détourner. Je crois que tout est un peu arrivé ainsi... (rires)
Clyzenn: Trouvez-vous que "Future Songs" est un album à écouter plutôt durant la nuit ou plutôt à l'aube, lors d'un lever de soleil tranquille et harmonieux, à l'image de l'album ?
Ali: Quelques personnes pensent que cet album exprime justement une combinaison des lumières de la nuit avec les lueurs de l'aurore. Personnellement, je trouve que c'est plutôt un disque à écouter la nuit. Mais bon, tu peux écouter cet album à n'importe quelle heure de la journée, même s'il fait un soleil radieux (rires).
Clyzenn: Sur la B.O. de "Wicked", un film américain prochainement en salles, on trouve trois de vos chansons. Pouvez-vous nous dire lesquelles et comment s'est passée la collaboration avec le réalisateur ?
Ali: Les trois chansons sont "Adoration", "In the Night" et "Underwater". Ce sont de vieux titres que le producteur et le compositeur de la musique du film ont voulu incorporer dans la bande-son de "Wicked". Ils nous ont donc demandé l'autorisation, ce que nous avons accepté de faire. Je crois qu'ils devaient avoir le "EP Collection" (ndlr: double-CD sorti en 1998 sur Dedicated et regroupant l'intégralité des singles des Cranes sortis entre 1989 et 1997) car je ne vois pas où ils auraient pu entendre "Underwater" (rires). J'ai vu l'avant-première de "Wicked", dans lequel il y a Julie Styre (ndlr: orthographe incertaine), une très jeune actrice. Je trouve en tout cas que notre musique a été utilisée de manière plutôt intéressante.
Jim: Mais ça n'a pas été une vraie collaboration.
Ali: Non, en effet, ils voulaient juste notre musique pour quelques scènes particulières.
Jim: Originellement, ils voulaient juste deux chansons. Finalement, ils en ont choisi une troisième...
Ali: Le producteur et le responsable de la bande-son trouvaient que nos chansons correspondaient à l'atmosphère du film. Nous aurions bien aimé écrire la musique du film mais, bon, c'est juste une perte énorme pour la musique ! (rires)
Jim: C'est mieux comme ça ! (rires)
Clyzenn: En ce qui concerne Dadaphonic, le label que vous avez fondé, peut-on espérer de trouver prochainement sur le catalogue un album acoustique ou une compilation d'inédits des Cranes ?
Ali: Oui. Maintenant que nous avons notre propre label, nous pouvons y faire ce que nous voulons. Nous aimerions bien y publier des side-projects des membres de Cranes ou un album acoustique, ou même d'envisager des collaborations avec d'autres artistes. Jim: Oui, on sortira peut-être un album live. Un de ces jours... (rires)
Clyzenn: Ne pensez-vous pas que la gestion de votre label va vous prendre beaucoup de temps et qu'il sera moins évident de vous occuper de votre musique ?
Ali: Oh que oui (rires)
Jim: C'est déjà fait d'ailleurs ! (rires)
Ali: Jim ne sait vraiment pas gérer un label.
Jim: Si, si, je le ferai encore !!! (rires)
Ali: Non, sérieusement, c'est un travail que j'adore et dont je suis fière. Notre album sort dans des pays différents, à des moments différents, cela fait beaucoup de travail, évidemment ! Ceci dit, j'espère que dans l'avenir il y aura plus de gens pour travailler avec nous. Nous aurons alors plus de temps à consacrer à notre musique...
Jim: C'est surtout le stress que nous causent certains problèmes que nous avons. Ce stress qui t'envoie quelquefois au fond d'une impasse où il n'y a pas de sortie. Le stress, le stress, le stress...
Ali: Il y a toujours une raison de stresser, comme dans n'importe quel job, et tout particulièrement dans un label. Mais d'un autre côté, le résultat est notre récompense. C'est bon d'être indépendants, je pense.
Clyzenn: Travailler en famille, entre frère et sœur, ça rend les choses plus faciles ou plus difficiles ?
Jim: Je ne crois pas que ça ait une réelle incidence. Nos fans ont tendance à penser que depuis tout ce temps, on se tolère plus qu'autre chose. Des fois, c'est exactement ça (rires) ! Mais notre relation mutuelle sur le plan de la musique est très forte, même s'il nous arrive parfois d'en douter. Notre parenté est surtout une sorte de racine supplémentaire à ce que nous avons créé. Lorsque Mark et Manu (ndlr: anciens bassiste et batteur des Cranes) ont quitté le groupe, nous avons pensé à arrêter les Cranes. Puis nous avons réalisé que nous étions le noyau des Cranes. Quels que soient les nouveaux membres qui entreront dans le groupe, nous ferons toujours de la musique ensemble, Alison et moi.
Clyzenn: Pendant des années, vous disiez ne pas vouloir publier les paroles de vos chansons parce qu'elles ne pouvaient être séparées de la musique. Il y a deux ans cependant, vous avez publié via votre site-internet un recueil de vos paroles titré "Til' the Stars Shine". Sur "Future Songs", on retrouve aussi les paroles des chansons. Seriez-vous devenus moins pudiques avec le temps ?
Ali: J'avais plus ou moins cette opinion sur les paroles. Mais beaucoup de gens souhaitaient les voir publiées. Lorsqu'on a réuni les textes des chansons pour le recueil, ça été presque atroce pour moi car il m'a fallu revenir en arrière et réécouter tout ce qu'on a fait. J'ai dû relire ce que j'avais écrit et je ne l'avais jamais fait auparavant. Sur tous les précédents albums, j'avais oublié le contenu des paroles des titres que nous ne jouons pas en live. Jim et moi avons réuni les textes de nos cinq premiers albums et cela nous a bien servis. Je crois que j'avais un blocage par rapport à mes premiers écrits et j'en ai alors pris conscience. Alors, je me condamne moi-même par le biais de l'écriture (rires) Non, en fait, maintenant, je m'en fiche...
Clyzenn: L'année dernière, parallèlement à la sortie de "Future Songs", vous aviez annoncé la sortie d'un album solo de Jim, entièrement instrumental. Est-il toujours prévu ?
Jim (rire gêné): Il en est question... J'ai effectivement écrit quelques nouveaux morceaux orchestrés un peu façon musique de film. C'est déjà difficile de faire tout à deux et lorsque j'ai tenté de les réunir en un album cohérent, j'ai réalisé que... c'était difficile de...
Ali: Laisse-moi choisir les titres alors... (rires) Je sais ce que les gens aiment chez toi...
Jim: Lorsqu'on joue au sein d'un groupe, c'est bien plus drôle. L'inspiration vient naturellement. Mais lorsqu'il s'agit juste d'Alison et moi, et que nous devons choisir les bonnes chansons et les mettre dans un ordre précis, je les réécoute et je me demande parfois comment j'ai pu écrire ce genre de choses. C'est pour ça qu'il est difficile de savoir où...
Ali: Je pense qu'il a fait de très bons morceaux. Je vais voler les bandes et je vais les publier sous le manteau ! (rires)
Jim: J'aime beaucoup ces morceaux moi aussi. J'en aime beaucoup la musique mais elle n'est pas encore terminée. Revenir sur quelque chose d'inachevé est souvent difficile et il vaut parfois mieux s'attaquer à quelque chose de nouveau. Ce sont souvent des morceaux de cinq minutes dont j'ai écrit le début, parfois la fin, mais pas le milieu. Ou le contraire. Et je n'arrive pas à les compléter... Je n'ai pas confiance en moi (rires).
Clyzenn: Il y a trois ans, The Hope Blister, le nouveau groupe d'Ivo Watts-Russel, ex-This Mortal Coil, avait repris la ballade "Sweet Unknown". Qu'est-ce que cela vous a fait d'entendre une de vos chansons reprise par quelqu'un d'autre ?
Ali: C'était surtout étrange vu qu'il s'agissait de la première fois qu'un autre groupe faisait cela. Cela nous a honorés, surtout de la part d'Ivo. Nous l'avons connu il y a plusieurs années. Cela faisait longtemps qu'il voulait reprendre une de nos chansons. J'avoue qu'au début, ça m'a fait bizarre d'entendre quelqu'un d'autre chanter ma chanson. Mais bon, c'était très sympa.
Clyzenn: Certains de vos morceaux ont été déjà remixés par Robert Smith, Ivo, Flood, J.G. Thirwell (ndlr: de Fœtus). Comptez-vous confier vos "Future Songs" à ces mains expertes ? Et n'avez-vous pas vous même été tentés de remixer des titres d'autres artistes, et si oui, lesquels ?
Ali: Nous y pensons. C'est quelque chose qu'on aurait vraiment envie de faire.
Jim: Je crois que c'est une expérience très intéressante d'entendre ses chansons retravaillées par quelqu'un d'autre... Mais si Robert Smith veut s'y remettre, il sera toujours le bienvenu (rires) !
Clyzenn: Vous n'avez pas d'artiste particulier en vue pour cela ?
Ali: James (ndlr: Thirwell, probablement.) fait du très bon travail. Il s'inspire de différents courants musicaux et fait de très bons remixes. Il y a en Allemagne le duo Funkstörung et il y a un autre très bon groupe, ce sont les Boards of Canada. Je les adore tous les deux et j'aimerais beaucoup qu'ils nous remixent. Sait-on jamais...
Clyzenn: Votre musique a beaucoup évolué depuis vos débuts. Si elle reste mélancolique, elle est cependant bien moins sombre qu'auparavant. Pourtant, encore aujourd'hui, vous êtes considérés par la scène gothique comme une référence. Comment l'expliquez-vous ?
Jim: Ben... Euh.. Est-ce qu'on a vraiment besoin d'expliquer ? Je pense que...
Ali: Tout le monde peut écouter notre musique. Nous n'avons jamais cherché à conquérir un public précis.
Jim: C'est surtout la presse qui nous considère comme un groupe gothique. C'était le cas, mais il y a déjà bien des années... Je ne pense pas que ça soit encore réaliste. De toutes façons, ça ne m'ennuie absolument pas. Quoique ça ne me réjouit pas non plus en fait ! (rires) Cela nous énervait au début d'être catégorisé "gothique"...
Ali: Nous n'écoutions pas ce genre de musique avant de commencer à jouer. Nous avons toujours été ouverts à toutes sortes de musiques. Nous ne voulons pas faire de ségrégation quant aux genres musicaux.
Clyzenn: Que sont devenues les chansons "Here comes the Day" et "It's a Beautiful World" (ndlr: dont le titre devait aussi être initialement celui du dernier album) ? Sortiront-elles un jour ?
Jim (ironique): C'est vrai, ça. Qu'est-ce qu'elles sont devenues ces chansons, Alison ?
Ali (riant): Déjà, "It's a Beautiful World" va sortir bientôt... mais de manière très obscure (rires). Un label espagnol, Elephant, nous a demandé de leur donner quelques titres pour une série de singles qu'ils sortiront chaque mois. Nous leur avons donné deux chansons, et l'une de ces deux chansons est "It's a Beautiful World". Nous avons écrit cette chanson en 1998, alors que nous étions en train de travailler sur un album qui n'a finalement jamais vu le jour, et dont certains passages ont été repris sur les "musiques de films" de Jim. C'est une jolie chanson, mais elle n'aurait pas du tout collé à "Future Songs". Et en ce qui concerne "Here Comes the Day"... (grimace de dégoût difficilement reproductible sur les ondes hertziennes) Je préfère l'oublier.
Clyzenn: Depuis les débuts de Cranes, le line-up a beaucoup changé. Gardez-vous des liens avec les anciens membres tels que Matt Cope ou Mark Francombe ?
Jim: Matt vit à Londres mais nous nous voyons souvent. On se revoit de temps en temps avec Mark. On s'est fait une virée il y a déjà quelques temps et on a fait un concours de boisson qui s'est terminé en beuverie, bon, bref... Par contre, j'ai perdu contact avec Manu. J'ai essayé de le retrouver depuis mais il semble qu'il se soit évaporé... (rires).
Clyzenn: Lors de la plupart de vos interviews, les journalistes vous posent toujours une question à propos de Cure. N'en avez-vous pas marre ?
Ali: Non, pas du tout.
Jim: Le groupe doit beaucoup à Cure. Ce qui est parfois agaçant, ce sont les questions stupides genre: "Il est comment, Robert Smith ?".
Ali: Je sais que beaucoup de gens nous ont découvert lors de la tournée dont nous assurions la première partie. Cela nous a énormément aidé. C'est une référence, notre grande expérience. Nous ne la renions nullement.
Clyzenn: Avez-vous des relations privilégiées avec vos fans ? Comment décririez-vous un fan des Cranes ? Leur trouvez-vous des points communs ?
Jim: Je pense que le fan des Cranes se reconnaît par le fait qu'il est hyper-intelligent ! (rires)
Ali: Il a aussi des goûts musicaux fantastiques ! (rires)
Jim: Et une super-discothèque ! (rires)
Ali: Oui, bien sûr ! (rires)
Jim: Je ne pense pas sérieusement qu'il soit facile d'avoir une vraie relation avec les fans. Quand tu aimes un groupe, ça ne peut être qu'une relation à sens unique. Et aussi parce que notre façon de communiquer, c'est à travers les paroles et ça n'est réellement porteur que lorsqu'il s'agit d'un groupe politisé ou abordant des thèmes précis et répétés. C'est une étrange relation cependant. Tu es suivi par tout un tas de fans, puis tu disparais pendant deux, trois ans et puis, tu reviens, jailli de nulle part. Tu fais un petit concert en Hollande et tu ramènes plusieurs centaines de personnes. Cela donne beaucoup de courage et d'énergie. Nous apprécions réellement.
Ali: Je ne pense pas qu'une relation puisse aller plus loin entre nous et nos fans. Les gens qui aiment notre musique ressentent quelque chose de très proche de l'amour. Nous avons de notre côté un très bon contact avec eux mais nous ne pouvons pas donner quelque chose de sentimental en dehors de nos chansons. Mais nous aimons beaucoup ce que nos fans ressentent, bien sûr...
Clyzenn: Et quelle est votre réaction, Alison, lorsque durant vos tournées, vous voyez des hommes vous crier "Alison, I love you" ? Comment assumez-vous votre succès auprès de la gent masculine ?
Ali: Non, ce n'est pas vrai, je n'ai pas autant de succès que ça (rires). Ou du moins je ne peux pas le prendre vraiment sérieusement.
Jim: Je pense que lorsque tu joues dans un groupe, ce genre de choses arrive forcément.
Clyzenn: Je ne sais pas si Cesaria Evora a ce type de problème...
Jim, riant avec Ali: C'est sûr que je n'en ferais pas ma petite amie...
Clyzenn: Lors de votre concert parisien, vous avez joué quelques classiques comme "Jewel" ou "Paris & Rome", mais vous n'avez pas joué "Starblood" qui était rituellement le dernier morceau des concerts. Qu'est-ce qui a motivé cet abandon et comment s'effectue le choix de vos playlists ?
Ali: Nous aimons beaucoup "Starblood" mais c'est un morceau qui plaisait aussi énormément à Mark et Matt. Lorsqu'on joue sur scène, nous essayons aussi de faire plaisir à nos musiciens.
Jim: C'est très intense pour nous de jouer avec d'autres personnes. Cela nous permet souvent d'avoir un regard différent sur nos chansons.
Ali: Le groupe a beaucoup changé ces dernières années. Nous jouons avec de nouvelles recrues maintenant. Mais nous continuons à jouer de vieux morceaux. On joue toujours "Adoration" et "Shining".
Jim: Je pense que l'on va arrêter de jouer les titres "extrêmes" que l'on trouvait sur "Wings of Joy", à l'exception d'"Adoration". Ce genre d'extrémités faisait partie de notre musique mais c'était il y a déjà dix ans. C'est bizarre pour nous de jouer ces morceaux car on ne ressent plus la violence, l'énergie qui nous animaient alors. On s'en est particulièrement rendu compte en enregistrant "Future Songs".
Clyzenn: Ne comptez-vous plus rejouer la superbe et triste ballade "Are you gone ?" ?
Ali: En fait... Nous avons perdu notre violoncelle (rires).
Jim: On l'a oublié dans un taxi à New York (rires). Comment a-t-on pu laisser le violoncelle dans un taxi (rires) ?
Clyzenn: Et sur scène, quelles sont les chansons que vous préférez jouer ?
Jim, s'esclaffant: "Are you gone?", "Starblood" (rires)...
Ali: J'aime beaucoup jouer "Sunrise", du nouvel album.
Jim: Nous avons beaucoup aimé notre passage à Paris car nous avons joué d'abord les titres du nouvel album et nous avons ensuite terminé avec de très vieux morceaux. C'est très intéressant de faire un retour en arrière progressif et de voir que les gens étaient aussi enthousiastes pour les nouveaux morceaux, que peu d'entre eux avaient pu écouter, que pour nos plus vieux morceaux. Cela montre que nous sommes dans une continuité et que les gens le sentent.
Clyzenn: Peut-on espérer pour bientôt un album live des Cranes ?
Ali: C'est possible...
Jim: Peut-être, effectivement. Il est difficile, en fait, de reproduire avec la plus grande performance les subtilités des versions studio. Je pense que nous allons enregistrer quelques morceaux de tous les concerts que l'on va faire pour cette tournée. Ou peut-être même qu'un ou deux que l'on sortira indépendamment.
Ali: Certains de nos concerts, notamment en Hollande, ont vraiment été bons. Je pense que désormais, on fera quelques enregistrements durant nos passages sur scène.
Jim: On fera un album live... Bientôt... Sans doute... Mais je ne peux pas te dire quand. Cela dépendra aussi du succès que rencontrera notre nouvel album.
Clyzenn: Avez-vous déjà commencé à travailler sur de nouvelles chansons ? Et si oui, sont-elles dans la lignée musicale de "Future Songs" ?
Jim: Nous avons commencé à travailler sur quelques titres. Mais je ne saurais pas dire s'ils sont dans la continuité de "Future Songs". C'est difficile pour nous d'écrire des morceaux dans une direction particulière. C'est tout ce que nous avons écrit ensemble qui devient un album. Je pense que c'est un peu différent de "Future Songs". Mais, il faudra voir aussi ce que donneront les titres que l'on écrira plus tard...
Clyzenn: Pensez-vous pouvoir venir jouer dans l'ouest de la France et plus particulièrement en Bretagne ?
Ali: Ce serait bien. Nous allons probablement faire une tournée dans toute la France en février et je sais que l'on aura cinq ou six dates mais je ne sais pas encore dans quelles villes. Mais ce serait super d'y passer. Je verrai ce qu'on pourra faire...
Interview made by Clyzenn: Underground Kultur
© Clyzenn: Underground Kultur, December 2001.
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